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Crédits |
| Type d’épave |
: |
contre-torpilleur |
| Nationalité |
: |
française |
| Longueur |
: |
56 mètres |
| Largeur |
: |
6 mètres |
| Année de construction |
: |
1900 |
| Jauge |
: |
330 tonneaux |
| Date du naufrage |
: |
4 février 1903 |
| Cause du naufrage |
: |
collision |
| Localisation |
: |
dans la rade de Cavalaire |
| Profondeur |
: |
32 à 38 mètres |
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Le 4 février 1903, au cours d’un
exercice par mer calme, l’Espingole,
lancée à grande vitesse derrière
l’Epée, autre contre-torpilleur,
heurte le sec de Taillat et s’y échoue.
Les
secours arrivent : « des paillets
Malakoff » sont posés et le chargement
lourd est jeté à la mer. Les
canons sont transférés. L’Espingole
se déséchoue et on tente de la
remorquer vers la plage de Cavalaire. Après
800 mètres de route, elles coule… La
remorque fouette, atteignant deux matelots,
seuls blessés de ce sinistre. Les tentatives
de renflouement qui suivirent échouèrent,
tant et si bien que l’Espingole fait
désormais la joie des plongeurs.
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L’eau claire et la profondeur
moyenne font l’attrait de cette épave,
par ailleurs peu dangereuse et facilement pénétrable.
L’intérieur
de l’épave
est aisément accessible :
on y trouve un chargement d’obus de 47
et de 65, dans lequel les plongeurs ont largement
puisé. Les machines sont sur la partie
la mieux conservée, ainsi que le chargement
de briques de charbon estampillées.
Ainsi
que le logement de l’équipage
et les cuisines, rudimentaires. Tout l’armement
a été supprimé lors du
naufrage, ou peu après. Les hélices,
ensablées, existent toujours. Enfin,
on retrouve sans peine les énormes chaînes
passées sous la coque qui auraient dû permettre
le renflouement de l’épave.
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Repères
bibliographiques : Portraits d'épaves
de J.-P. Joncheray
Photographies : Patrice Strazzerra |
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